L'accompagnement des partenaires sociaux lors de la mise en place des régimes collectifs de protection sociale

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LE TRAVAIL DANS LE MONDE EN 2013

L'Organisation internationale du travail (OIT), dans son rapport sur le travail dans le monde en 2013, paru en juin dernier, prône la restauration du tissu économique et social pour enrayer la croissance mondiale du chômage (200 millions aujourd'hui/208 millions en 2015) et celle des inégalités.

Dans les économies émergentes

Même si les perspectives sociales et l'emploi varient énormément d'un pays à l'autre (et parfois à l'intérieur d'un même pays), la majorité des économies émergentes ou en développement auraient réussi, durant ces trois dernières années, à diminuer légèrement les inégalités de revenus et à produire un bilan positif de l'emploi. De ces deux facteurs d'amélioration résulte un élargissement des classes moyennes dans certains pays d'Amérique latine et des Caraïbes ainsi que dans plusieurs régions d'Asie et d'Afrique subsaharienne.

Pour conforter ce processus de rééquilibrage qui favorise les sources intérieures de croissance, les pays engagés sur la voie d'une reprise de l'emploi ont le devoir de continuer la mise en œuvre d'une protection sociale à même de stimuler les revenus du travail. Leurs exportations vers les économies avancées n'étant plus le moteur de leur économie, l'investissement dans de grands projets d'infrastructure, la prise de mesures visant à faciliter la transition vers l'emploi formel et la fixation de salaires minimaux (près de la moitié des 151 pays pour lesquels l'OIT reçoit des informations n'en disposent pas) contribueraient, selon l'OIT, à l'atteinte de cet objectif. Nonobstant la relance de la croissance, ces politiques favoriseraient l'émergence d'une classe moyenne de plus en plus nombreuse, indispensable à la garantie d'une croissance économique autonome.

Dans les économies avancées

Comparée aux économies avancées mondiales qui ont réussi à retrouver une partie des emplois perdus après la crise de 2008 (l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée), l'Europe reste confrontée à des défis considérables tandis que ses mauvaises perspectives sociales et de marché du travail perdurent.

Dans les économies avancées, la stimulation de la création d'emplois va de pair avec la réduction des déséquilibres macroéconomiques. Les coûts économiques et sociaux engendrés par l'augmentation du nombre de chômeurs de longue durée et des enfants pauvres sont considérables. A cela s'ajoutent les conditions drastiques du crédit et les faibles perspectives de demande qui freinent l'investissement productif, surtout au sein des petites entreprises. Tous ces facteurs pèsent sur le potentiel de croissance ainsi que sur la capacité des Etats à rembourser leur dette.

L'OIT, pour instaurer une reprise durable et inclusive, préconise un meilleur équilibre entre emploi et objectifs macroéconomiques. Ce qui implique l'adoption de mesures d'assainissement budgétaire et une attention plus soutenue à l'impact des politiques macroéconomiques au plan de l'emploi et du social. Quant aux dépenses, l'OIT prône l'élargissement de l'assiette fiscale et une détermination plus appuyée à l'encontre de l'évasion fiscale.

La réduction des inégalités économiques et sociales facteur de la reprise

Cependant, d'un point de vue strictement économique, les indicateurs sont à la hausse dans une majorité de pays : profits et marchés boursiers se portent bien. Dans le bilan des plus grandes entreprises, les excédents de trésorerie atteignent 500Md$ dans les économies avancées et 1.400Md$ dans les pays émergents, niveaux supérieurs à ceux atteints avant la crise. La hausse concerne aussi la rémunération des dirigeants qui, après une brève stagnation, a repris de plus belle.

Selon l'OIT, la relance de l'investissement productif passe par une progression au même rythme des revenus du travail et de la productivité.

L'OIT constate également que le fossé s'élargit entre grandes et petites entreprises, ces dernières ne pouvant, autant que les premières, bénéficier des effets de la mondialisation. Cette réalité devrait donc faire l'objet d'une attention plus prononcée lors de l'élaboration des politiques.

Par ailleurs, le fossé entre riches et pauvres se creuse dans les économies avancées, en Europe centrale et orientale ainsi que dans plusieurs pays arabes et l'OIT appelle à de nouveaux efforts pour tenter de le résorber.

De la même façon, il encourage la persévérance dans les efforts consentis pour relever le niveau d'instruction en général. Cependant, l'OIT s'alarme de la non adéquation entre celui-ci et les offres d'emploi, notamment pour les jeunes. Il considère que l'offre d'un travail décent pour les jeunes est l'enjeu mondial majeur pour les années à venir. Faute de quoi, le risque de troubles sociaux s'accroîtra dans la plupart des régions.

Le résumé du rapport 2013 de l'OIT : http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/documents/publication/wcms_215115.pdf


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