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Le travail c'est la santé ?

Une étude de la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), s'appuyant sur une enquête menée en 2007 par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans le cadre du module européen "santé, handicap et travail", révèle que parmi les personnes en emploi souffrant d'un problème chronique de santé, une sur deux estime qu'il est causé ou aggravé par le travail. Ainsi, la pénibilité du travail est ressentie comme source de diverses affections.

Selon la DARES, plus de la moitié des actifs occupés (68%) déclarent souffrir d'un ou plusieurs problèmes chroniques : 30% d'entre eux citent le stress et l'anxiété, 26% les problèmes de dos et 24% les maux de tête et migraines. Or, dans presque la moitié des cas (47,7%), ils estiment que ce problème est "causé ou aggravé" par le travail. Et, lorsque ce problème de santé est évalué comme "le plus grave" parmi d'autres problèmes de santé rencontrés, ce pourcentage atteint 50,5%.
Les pathologies les plus souvent associées au travail (plus de six fois sur dix) sont les affections lombaires et musculo-squelettiques ainsi que les problèmes psychologiques, surtout lorsque le problème chronique est jugé comme "le plus grave".
Les hommes sont plus nombreux que les femmes (54,5% contre 46,4%) à considérer que leurs pathologies sont aggravées ou causées par le travail. Et, parmi eux, ce sont les agriculteurs (61,6%), les commerçants (57,1%), les artisans et ouvriers (55,8%) qui établissent le lien entre leur pathologie chronique "la plus grave" et leur travail.
Ce sont les actifs exposés à des pénibilités physiques ou psychosociales dans leur emploi qui font beaucoup plus souvent le lien entre leurs problèmes de santé et le travail. L'étude de la DARES montre que, parmi les personnes en emploi souffrant d'une affection chronique grave, 36% de celles exposées aux pénibilités physiques déclarent souffrir d'une affection lombaire ou articulaire causée ou aggravée par le travail, contre 14% de celles peu exposées aux pénibilités physiques ou psychosociales. De plus, si la pénibilité psychosociale seule ne provoque pas plus d'affections lombaires et articulaires que l'absence de pénibilité, l'impact du cumul des pénibilités physique et psychosociale est sensible : 52% des personnes exposées à ces deux pénibilités mentionnent une affection lombaire ou articulaire liée à leur travail, contre 42% de celles exposées uniquement à la pénibilité physique.
Quant à la pénibilité psychosociale, 27% des personnes soumises, dans leur travail, cette seule pénibilité déclarent que leur problème de santé le plus grave est un problème psychologique chronique (contre moins de 10% des travailleurs peu exposés) ainsi que des problèmes cardiovasculaires.


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