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2010 : Le respect de l'ONDAM ?

En ces temps de déficits publics importants, l'annonce d'une progression des remboursements des soins de ville au 1er semestre 2010 légèrement inférieure (+2,7%) à l'objectif fixé par les pouvoirs publics, constitue une nouvelle remarquée. A condition, bien entendu, que cette conformité aux prévisions ne soit pas due au choix qu'effectuaient déjà 15% de nos concitoyens en 2008 : faire l'impasse sur des soins devenus financièrement trop coûteux (cf. L@ lettre de l'INPC - N° spécial rentrée du 01/09/2010).

Tous les remboursements des soins de ville (médecins, dentistes) ont reculé ou stagné par rapport à l'année dernière, si bien que les syndicats de médecins ont demandé et obtenu la revalorisation du tarif de la consultation au 1er janvier prochain.
Quant aux remboursements des soins hospitaliers ou du secteur médico-social, les données ne sont pas encore disponibles.

Pour ce qui est des soins infirmiers, poste particulièrement difficile à maîtriser, la tendance reste à la hausse (+9,7%) mais les dépenses de médicaments ont augmenté de façon modérée (+1,5%). Enfin, les indemnités journalières, versées en compensation des arrêts maladie, semblent ralentir après avoir augmenté fortement durant 3 ans : elles se sont accrues de 4,9% depuis le 1er janvier mais de seulement 2,7% au mois de juin. Cette tendance à la baisse perdurera-t'elle ?

Ces données permettent d'envisager un respect de l'ONDAM pour cette année ou, au plus, un dérapage limité. Si les remboursements des frais hospitaliers respectaient les objectifs de l'ONDAM en 2010, ce serait une première car, depuis 10 ans, cela n'a jamais été le cas (cf. L@ lettre de l'INPC n° 34)

Cependant, même avec un strict respect de l'ONDAM, le déficit de la Sécurité sociale atteindrait des sommets en 2010 : 13,1Md€ prévus par les pouvoirs publics, rien que pour la branche maladie. En cause, la très faible recette des cotisations due à la baisse de la masse salariale sur laquelle sont assises les cotisations sociales et la CSG.

 


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