L'accompagnement des partenaires sociaux lors de la mise en place des régimes collectifs de protection sociale

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Le poids du financement de la protection sociale

Un rapport, datant de la fin 2010, de l'Association internationale de la Sécurité sociale (AISS) confirme le rôle crucial de la Sécurité sociale en période de crise. En effet, les institutions de Sécurité sociale ont bien réagi face aux défis posés par la récente crise financière et économique et l'appui du public à leur égard s'est renforcé. Même si les nouvelles dépenses générées par la crise, associées à une baisse des recettes issues des cotisations et à des restrictions budgétaires croissantes ont entraîné une situation financière très difficile pour certaines institutions, il apparaît que ce sont les pays dans lesquels existaient des systèmes de Sécurité sociale adéquats qui ont été le mieux à même de gérer les conséquences de la crise. Ce rapport confirme donc le rôle vital de la Sécurité sociale en tant que régulateur social et stabilisateur économique.

Ce constat permet de tempérer les conclusions de la récente enquête réalisée par l'agence de notation Standard & Poor's auprès de 32 pays de l'OCDE et 17 pays émergents, soit les 2/3 de la population mondiale. En effet, cette enquête prédit que le vieillissement de la population va peser durablement sur l'équilibre des finances publiques.
D'après l'agence, la part de personnes âgées de plus de 65 ans dans la population mondiale va doubler d'ici 2050, passant de 7,6% à 16,2%, ce qui se traduira par 1 milliard supplémentaire de personnes de cet âge. Selon l'enquête, la dégradation des finances publiques sera plus accentuée dans les pays avancés, en raison d'un niveau de protection sociale plus élevé et d'un ratio démographique moins dynamique.
Selon Standard & Poor's, en l'absence de mesures spécifiques, les pays avancés qui consacrent 16,7 points de PIB aux dépenses liées au vieillissement (retraites, santé, dépendance) en 2010 devraient y consacrer 27 points en 2050, contre 17,1 points dans les pays émergents (au lieu de 10,9 points actuellement). Pour la France, cela représenterait près de 32 points de PIB dans quarante ans contre 24,9 en 2010, l'essentiel de la hausse venant des dépenses de santé. Comparativement, les charges en Sécurité sociale des Etats-Unis s'élèveraient à 18,5% de leur PIB en 2050 (à peine 11% actuellement) !
Adoptant une vision exclusivement budgétaire, cette enquête prédit, à périmètre constant, un impact important sur les finances publiques. Ainsi, la dette publique des pays avancés, égale à 64,5% du PIB en 2010, représenterait plus de trois fois leur richesse nationale (329,1%) en 2050, contre 126% de celle des pays émergents (33,4% de leur PIB en 2010). En France et à l'horizon 2050, cette dette serait supérieure à 400% du PIB !

 


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