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L'emploi dans le monde

Un récent rapport du Bureau international du travail (BIT) sur "les tendances mondiales de l'emploi" rappelle que malgré un taux de chômage en très légère baisse et le redressement de quelques indicateurs économiques (PIB mondial, consommation privée ou commerce mondial), la crise perdure et que la situation de l'emploi ne cesse de se dégrader. Les experts du BIT prévoient un taux de chômage mondial de 6,1% en 2011 (soit 203,3 millions de chômeurs), contre 6,2% en 2010 et 6,3% en 2009. En termes quantitatifs, les économies les plus touchées semblent être les économies développées et l'Union européenne qui, entre 2007 et 2010, ont concentré 55% de la hausse totale du chômage tout en ne représentant que 15% de la population active mondiale. Pour ces pays, le BIT met en garde contre "une conception étroite axée sur la réduction des déficits [qui] affaiblirait encore les perspectives d'emploi et menacerait la reprise" et dévoile que seuls l'Asie de l'Est et certains pays d'Asie du Sud-est et du Pacifique s'en sortent mieux que d'autres.

Par ailleurs, le rapport insiste sur la détérioration du marché du travail qui frappe les jeunes (de 15 à 24 ans) ainsi que sur "la forte hausse [de leur] découragement". Le taux de chômage mondial des jeunes est passé de 11,8% en 2007 à 12,6% en 2010. Ce taux de chômage a particulièrement augmenté dans les économies développées et dans l'Union européenne où il atteint 18,2% en 2010 contre 17,4% en 2009. Au Moyen-Orient, dont le taux de chômage atteint 10,3%, les jeunes au chômage sont 4 fois plus nombreux que les autres adultes. En 2010, 23,6% des jeunes d'Afrique du Nord (taux de chômage 9,8%) en âge d'être actifs étaient au chômage.

Le rapport pointe ensuite l'autre facteur de détérioration que constitue la vulnérabilité au travail : le taux mondial d'emploi vulnérable, supérieur à 50% se traduit, en Europe et dans les économies développées par "une augmentation rapide des emplois à temps partiel". En Asie du Sud-est, le taux d'emploi vulnérable avoisine les 80%. Et l'inflation des prix des denrées alimentaires représente un facteur d'explosion important quand l'extrême pauvreté au travail touche 39% des travailleurs, soit 1,2 milliard de travailleurs vivant avec moins de 2 dollars par jour dans le monde. En Afrique subsaharienne, 4 travailleurs sur 5 connaissent une telle situation.

La conclusion du rapport n'est pas de nature à laisser beaucoup d'espoir. En effet, le BIT soutient que malgré un taux de croissance qui devrait retrouver son niveau d'avant-crise, "le taux de chômage mondial devrait peu évoluer". S'agissant des économies développées et de l'Union européenne, le taux de chômage devrait passer à 8,6% (contre 8,8% en 2010) ce qui représenterait 300 000 chômeurs de moins.
Le BIT recommande "de maintenir ou de renforcer les mesures susceptibles d'aider à favoriser la création d'emplois et à donner un nouvel élan à une reprise durable de l'emploi". Enfin, son directeur général déclare : "Nous devons faire de la création d'emploi de qualité, du travail décent, un objectif central de la politique macro-économique, en même temps qu'une forte croissance, une inflation faible et des politiques budgétaires équilibrées. Nous ne devons pas oublier que c'est la qualité du travail qui définit la qualité d'une société".

 


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