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Le déficit des retraites

En 2007, le Conseil d'orientation des retraites (COR), tablant sur un taux de chômage ramené à 4,5% dès 2015, avait prévu un déficit, tous régimes de retraite confondus, de 25Mds€ à l'horizon 2020. Mais la crise économique a bouleversé la donne et c'est dès 2010 que l'ensemble des régimes obligatoires affichera un besoin global de financement supérieur à 25Mds€. Ce montant est atteint (et dépassé) en cumulant les déficits du régime de base des salariés du privé (supérieur à 10Mds€), du Fonds de solidarité vieillesse (3,9Mds€), des régimes complémentaires AGIRC-ARRCO (3,4Mds€ hors résultats financiers) et de la fonction publique (10Mds€) tout en soustrayant les excédents de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) et de l'Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques (IRCANTEC).

Les 10Mds€ de "déficit" de la fonction publique ne correspondent pas à un déficit constaté mais à l'augmentation des charges que l'Etat employeur a dû assumer depuis l'année 2000 : l'Etat dépensait alors l'équivalent de 44% de charges sur les salaires des agents pour verser les retraites, aujourd'hui il en dépense 62%. Ce qui explique la volonté du ministre du travail "d'agir" fermement cette année sur les retraites des fonctionnaires. Le ministère des Affaires sociales se veut rassurant et affirme que, sans remettre en cause les spécificités des régimes de la fonction publique, le principe d'équité entre régimes devra guider la réforme.

Quoiqu'il en soit, le creusement plus rapide que prévu des déficits va peut-être inciter le gouvernement à relever l'âge auquel les salariés justifiant d'un nombre d'annuités suffisantes peuvent faire valoir leurs droits à retraite, fixé aujourd'hui à 60 ans. Cette mesure, très sensible, aurait un effet plus rapide sur les comptes que l'augmentation de la durée de cotisation : un passage de 60 à 62 ans permettrait environ 5Mds€ d'économies. Le relèvement de l'âge de départ à la retraite devrait s'accompagner de la prise en compte de la pénibilité de certains métiers pour lesquels le départ en retraite à l'âge de 60 ans serait toujours possible. Le ministre du travail y mettra une condition : que les conditions de travail engendrées par la pénibilité de ces métiers aient un impact objectif sur l'espérance de vie des salariés concernés.

 


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