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La crise & les discriminations au travail

Publié en mai dernier, le nouveau rapport global sur l'égalité au travail du Bureau international du travail (BIT) fait le constat d'une augmentation des risques de discrimination à l'encontre de certaines catégories de personnes (travailleurs migrants, âgés ou peu qualifiés et personnes à la recherche d'un premier emploi) en raison de la crise économique et sociale mondiale et en dépit des progrès continuels de la législation antidiscriminatoire. En outre, le rapport met l'accent sur la diversification des discriminations au travail alors que "les anciens problèmes ne sont, au mieux, que partiellement résolus". Le BIT dénonce encore des "obstacles majeurs" au plein accomplissement du principe de l'égalité au travail, notamment :
- la persistance des discriminations liées au sexe : "les salaires des femmes sont en moyenne de 10 à 30% inférieurs à ceux des hommes" note le rapport du BIT et la discrimination liée à la grossesse et à la maternité est couramment pratiquée, empêchant ainsi les femmes d'accéder à des postes à responsabilités ;
- l'augmentation des discriminations liées à l'âge : le nombre de plaintes déposées pour cette forme de discrimination se multiplie (en France, 599 réclamations auprès de la Halde en 2009, contre seulement 78 en 2005) malgré la généralisation des mesures visant à augmenter la participation des travailleurs les plus âgés au marché du travail ;
- l'émergence de nouvelles formes de discrimination : la stigmatisation des personnes atteintes du VIH ou supposées l'être, ainsi que la discrimination fondée sur le mode de vie, notamment en ce qui concerne l'obésité et le tabagisme dans les pays industrialisés. Enfin, dans la plupart des pays, la discrimination portant sur l'orientation sexuelle qui, selon les études réalisées et citées par le BIT, serait à l'origine d'un écart salarial de 3 à 30% entre les employés homosexuels et hétérosexuels.

Le BIT, loin d'ignorer les progrès réalisés en matière d'égalité au travail, propose d'agir sur quatre domaines d'action prioritaires afin de rendre le principe de non-discrimination véritablement effectif :
- la promotion des instruments de l'Organisation internationale du travail (OIT) : le BIT offrira aux pays demandeurs l'assistance technique nécessaire afin qu'à l'horizon 2015, les deux conventions "fondamentales" de l'OIT sur l'égalité et la non-discrimination (ratifiées par 90% de ses Etats membres à ce jour), soient universellement ratifiées ;
- le partage de la connaissance sur l'élimination de la discrimination : le BIT, afin de rationnaliser le suivi et l'évaluation des politiques sur l'égalité au travail, accentuera le perfectionnement des capacités et des méthodes nécessaires aux différents acteurs de la collecte des informations dans les différents pays pour prendre en compte "les identités complexes et plurielles des personnes les plus exposées à la discrimination" ;
- le renforcement de la capacité institutionnelle des mandants de l'OIT : le BIT s'engage à poursuivre les programmes de formation sur la non-discrimination proposés aux organisations d'employeurs et de travailleurs ainsi qu'aux autres acteurs de l'égalité au travail ;
- la consolidation des partenariats internationaux, notamment avec les organismes des Nations Unies "de façon à conduire des recherches et des opérations de sensibilisation au niveau mondial, en étant unis dans l'action." Selon le BIT, de tels efforts "contribuent à mieux coordonner la lutte contre la discrimination au travail avec les objectifs internationaux liés à la réduction de la pauvreté et l'exclusion sociale".

 


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