L'accompagnement des partenaires sociaux lors de la mise en place des régimes collectifs de protection sociale

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Les actifs pauvres

En 2009, sous l'effet de la crise, le nombre de personnes en situation précaire accueillies par le Secours catholique (1.498.000) a augmenté de 2,1% par rapport à 2008. C'est ce qui ressort du rapport élaboré par l'association qui constate que le profil de ces personnes a évolué et que la part des couples avec enfants ainsi que le nombre de jeunes ont progressé. Malgré une présence plus grande d'étrangers (29% des personnes aidées) qui sont souvent jeunes, qu'ils aient ou non un titre de séjour et l'augmentation du chômage des jeunes Français de 18 à 25 ans, c'est le nombre d'actifs en situation de précarité qui représente l'essentiel de la hausse des situations rencontrées en 2009.

Le niveau moyen de ressources des personnes accompagnées par le Secours catholique s'élevait alors à 548€ (mesuré par le revenu moyen par unité de consommation* de l'ensemble des situations rencontrées en 2009) alors que le seuil de pauvreté en France était fixé à 970€ pour cette même année. Or, en y incluant le remboursement des dettes, 68% des dépenses de ce budget sont contraintes. Le premier poste étant bien entendu le logement (plus de la moitié des dépenses obligatoires) car la précarité des emplois et des situations personnelles entraînent des déménagements plus fréquents et des hausses de loyers plus importantes que pour des locataires plus stables.
Selon le président du Secours catholique, la hausse des dépenses contraintes, "qui n'a pas été compensée par une hausse équivalente des transferts sociaux", a eu pour effet d'augmenter les impayés de plus de 10% en 2009. L'impayé médian s'élève à 765€ et 62% des ménages accueillis par l'association sont confrontés à ce problème. Bien que toute une batterie de dispositifs d'aides diverses (RSA, CMU, aide à l'acquisition d'une complémentaire santé, ...) soit censée compenser cette situation de fragilité financière, ce sont les personnes qui en ont le plus besoin qui en font le moins la demande. La faute à la complexité de ces dispositifs, pointe le rapport de l'association, qui sont souvent difficiles à comprendre pour les ayants droit potentiels et, parfois même pour les intervenants sociaux.

 


* L'unité de consommation est un système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d'unités de consommation (UC). L'échelle actuellement la plus utilisée (dite de l'OCDE) retient la pondération suivante :
- 1 UC pour le premier adulte du ménage,
- 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans et plus,
- 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.

 


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